CFDT Sarthe : lettre d'info n°1

Publié le 09/09/2015 à 15H23
Edito : la première lettre info de l'Union Départementale CFDT de la Sarthe Cette lettre info a pour objectif de reprendre : _ l’actualité syndicale de l’Union Régionale, l’Union Départementale, des syndicats et des sections syndicales CFDT, _ les initiatives prises par la CFDT, _ la vigilance à avoir sur certains dossiers, _ les évolutions législatives. Elle s’adresse très largement aux militants et adhérents de la CFDT.  Son but est d’être réactif, d'où un format synthétique. Pour d'autres infos, n'hésitez pas à nous contacter. Alors bonne lecture et à très vite.

Infos pratiques : C’est l’heure de la rentrée, à vos agendas !

Dès septembre, comme les autres années, cela va démarrer sur les chapeaux de roues. L’actualité reste riche, nous devons vous accompagner et vous outiller.

Avant les vacances, nous étions en attente de la validation de la loi sur le dialogue social et l’emploi. Elle a été adoptée par le Parlement en séance du 23 juillet dernier. Si la CFDT a largement pesé pour faire valoir ses points de vue lors de la concertation préalable, elle considère que l’on pourra juger de l’équilibre du texte qu’au regard des moyens qui seront mis à disposition des représentants du personnel dans l’accomplissement de leur mandat. Or, contrairement à nos demandes, c’est un décret à paraître qui les fixera pour les entreprises de 50 à 300 salariés.

Toujours est-il que pour la CFDT Sarthe, il est important que les représentants CFDT des salariés soient informés des conséquences sur l’exercice de leur mandat. Ils sont donc invités à venir en échanger le mardi 15 septembre, à partir de 14h00, dans les locaux de l’UD, rue d'Arcole. Ce temps d’échanges permettra de revenir sur le contexte et les positions CFDT. Patrick Puren, chargé de mission régional, sera notre intervenant.

La rentrée c’est aussi un temps fort avec l’organisation de notre Assemblée Générale, le Vendredi 25 septembre, à 9 heures à l’UD.  Nous proposons l’ordre du jour suivant:

  • Le matin :

Présentation de l’actualité générale et des actualités professionnelles.

En deuxième partie de matinée, la mise en œuvre de la complémentaire santé obligatoire dans les Entreprises.

  • L’après-midi :

Présentation des dispositifs individuels:

- Compte Personnel de Formation (CPF).

- Compte Personnel de Prévention et de Pénibilité (C3P).

Cela sera également l’occasion d’inaugurer la borne Accueil à l’UD.

- Mardi 20 octobre après-midi :

Atelier sur le règlement intérieur du CE et rapport de gestion.

- Jeudi 26 novembre après-midi : Conseil UD élargi.

Nous évoquerons avec notre partenaire Syndex, la situation de l’emploi en Sarthe et nous ferons découvrir un outil peu utilisé : le CV de site.

- Rassemblement DP / CAP en Sarthe, après-midi, pour échanger sur le mandat:

_ Le 8 décembre au Mans, normalement en présence du SG CFDT, Laurent Berger.

_ Le 17 décembre à Sablé.

Mais après l’effort le réconfort….

Nous vous proposons de participer à notre 3ème soirée festive, organisée le vendredi 27 novembre 2015, salle Edith Piaf,où nous partagerons un moment convivial. Nous en profiterons pour procéder au tirage de la souscription de l’UD, dont les billets auront été très largement vendus.

Coordonnées utiles :

- Secrétariat UD 72 : 4, rue d’Arcole 72000 Le Mans

- Tél : 02 43 39 32 20

- Potable UD : 06 15 81 71 24

- Mail : sarthe@cfdt.fr

- Secrétariat URI CFDT : 02 40 44 66 40

- Inspection du Travail : 02 72 16 43 92

- Médecine du travail : 02 43 74 04 04

Actualité des Syndicats.

Syndicat agroalimentaire :

Les élus CFDT de l’abattoir Socopa et le syndicat agroalimentaire de la Sarthe  ont interpellé, début juillet,  Madame la Préfète, les élus locaux, le Président des syndicats des agriculteurs et la presse pour dénoncer  « la prise d’otages »  des salariés des abattoirs de viandes par les éleveurs. Il n’est nullement question de faire un bras de fer avec les agriculteurs mais de dénoncer la situation qu’ils vivent depuis quelques mois. 

Si la CFDT comprend la situation et est consciente de la détresse de certains agriculteurs, elle ne peut pas cautionner ces blocages répétitifs qui mettent en danger des entreprises déjà fragiles. 

Pour notre organisation,  les salariés des abattoirs n'ont pas à pâtir d’une situation dont ils n’ont pas la maîtrise et dont ils ne sont en rien responsables. 

La CFDT précise que si la situation financière des éleveurs est difficile,  il en est de même pour les salariés des abattoirs dont les niveaux de salaires sont très proches du SMIC. La vie est dure pour tout le monde, le blocage des sites ne fait qu'y ajouter une difficulté supplémentaire. 

Par ailleurs la CFDT tient à souligner que si toute la filière viande est fragile, les principaux responsables de cette fragilité restent  ceux qui affichent une stratégie de prix les plus bas depuis plus de 20 ans, c'est-à-dire les acteurs de la grande distribution.

Les leaders de la grande distribution ont contribué à la détérioration de la filière, à travers les opérations promotionnelles de plus en plus fréquentes, le référencement en marque de distributeur(MDD) et autres premiers prix.

La CFDT appelle au retour au calme sur les abattoirs, et demande  à tous ceux qui participent à ce blocage de prendre en considération la situation des salariés et de stopper le blocage des sites. 

Il n'est pas question d'opposer la situation des salariés des abattoirs  aux éleveurs, mais il est question d'une prise de conscience collective. La CFDT demande depuis plusieurs années, qu'une réflexion soit menée et que des décisions concrètes et pragmatiques soient prises et appliquées par et pour tous les acteurs de la filière et par l'Etat. 

Nous rappelons que de nombreuses démarches commerciales, pour les agriculteurs, ont été développées localement avec des bêtes à race comme la MAINE ANJOU/ CHAROLAIS, des développements de nouveaux marchés comme les cantines scolaires….  Et 90 % de la viande française approvisionne notre outil industriel à la prédominance des viandes UE dans le secteur de la RHD  qui vont dans le sens des agriculteurs. 

Notre filière, déjà fragile, a subi de nombreuses pertes d’emplois : AIM / GAD LAMPAUL…  à qui le tour ! 

Pour le site de SOCOPA CHERRE, c’est l’équivalent de 200 salariés à temps plein perdu : départs en retraite, intérimaires, CDD… sur les deux années passées. Les salariés et leur famille sont de plus en inquiets devant les incertitudes que crée cette situation. 

A cela s’ajoute, ces jours derniers d’autres mouvements de la part des producteurs laitiers et des éleveurs de porcs. Toutes nos filières agroalimentaires sont fragiles. Il est encore temps de réagir et d’oublier nos divergences car l’agroalimentaire est le premier générateur d’emploi dans notre région. 

Avec l’espoir d’être entendus…..

Syndicat S3C (Culture Conseil Communication)

L’été il fait chaud ….. Même pour les relations sociales !

L’été est propice aux vacances mais la CFDT n’est jamais en sommeil. Cette année, c’est la question du respect des lois et réglementations dans l’entreprise CGI qui nous occupe, entre autres, dans cette période estivale.

Le Groupe CGI est un groupe canadien actif dans le domaine des services en technologies de l'information et de la communication, en gestion des processus d'affaires. Cette entreprise est basée sur l’ensemble du territoire français, dont un site sur le Mans. Depuis plus d’un an, les élus et mandatés CFDT au niveau local comme au national tentent de faire appliquer la loi sur la création des instances CHSCT sur les agences d’Orléans, du Mans et de Niort… Pas facile sachant que l’entreprise a indiqué à ces élus qu’elle souhaitait déroger à la règle !

La CFDT ne pouvant accepter de telles pratiques a interpellé le Directeur Général du Groupe fin mai 2015 afin de l’inviter à se conforter à la loi dans les meilleurs délais sur l’ensemble des sites du bassin d’emploi et en particulier sur Le Mans. A ce jour, toujours pas de réponse de sa part…..

Bien entendu, nous avons parallèlement interpellé les services de la  DIRECCTE…. Mais la réponse de celle-ci nous laisse dubitatif. En effet, même si les agences ont une forte délégation opérationnelle et ont toutes, une direction ad hoc (présentée comme telle dans les organigrammes internes) la DIRECCTE considère que l’autonomie des établissements est insuffisante pour permettre la création de CHSCT ! Et d’où la DIRECCTE tient- elle ces informations ? Eh bien directement de la Direction locale, sans avoir pris le temps de rencontrer les élus et salariés.

Mais, il en faut plus pour nous décourager et nous avons repris contact avec la DIRECCTE qui nous a reçus vendredi 21/09. Cette rencontre a permis de donner notre version et de présenter le réel contexte de cette entreprise. Un plan d’action a pu être ainsi défini pour la rentrée …Affaire à suivre.

Syndicat Santé et Interco : Des moyens pour la santé et le social ! 

Valoriser les activités du social et de la santé, nécessite de changer le regard porté sur ce secteur en le reconnaissant comme un véritable investissement collectif, producteur de richesses

L’insuffisance des moyens investis dans leurs actions conduit les professionnels de la santé et du social à alerter les pouvoirs publics sur les risques de dégradation de la qualité des services et l’incapacité à répondre aux besoins :

  • Baisse des dépenses d’assurance maladie et des tarifications
  • Plafonnement des augmentations de masse salariale
  • Augmentation de l’emploi précaire et des contrats de courte durée
  • Diplômes d’Etat du Travail Social non reconnus à leur véritable niveau
  • Renoncement aux politiques de prévention médico-sociales et judiciaires
  • Augmentation massive des bénéficiaires APA, PCH-AAH, RSA,  enfance- famille
  • Budgets contraints des collectivités locales… 

Dans un contexte où les moyens diminuent chaque année, quel sens donne-t-on à leurs missions ? Pourtant la situation économique dégradée nécessite que la prise en charge sociale et sanitaire de la population soit au contraire à la hauteur des besoins. 

La cohésion sociale dont le pays a besoin, les enjeux sociaux et environnementaux de demain nécessitent le développement d’une prise en charge sanitaire et sociale de grande qualité. Cette qualité passe par la reconnaissance des professionnels et les moyens que l’on accorde à leurs métiers, leurs compétences, leurs missions, leurs emplois.

Aujourd’hui les moyens sont insuffisants !

Si on appréhende les réformes qui touchent ces secteurs uniquement en termes de coûts, on commet une erreur stratégique, parce que les secteurs sanitaire, social et médico-social, comme celui de l’éducation, rayonnent sur le reste du fonctionnement économique. 

Nous souhaitons que ces secteurs soient pris en compte comme d’autres dans les politiques d’investissement et qu’ils soient considérés comme un élément déterminant de l’augmentation de la croissance économique. La sous-évaluation du coût réel de nos activités conduit, nous le savons, à des conduites inflationnistes, sélectives, discriminantes pour les usagers et finalement à des surcoûts pour notre pays. 

NOUS VOULONS DES MOYENS POUR LA SANTÉ ET LE SOCIAL ! 

Avec la CFDT, les professionnels dans l’action le Mardi 22 Septembre 2015 !!


Question juridique.

Le saviez-vous ?

Peu importe que l’employeur ait son propre expert, le CHSCT peut lancer une expertise pour risque grave.

Lorsque l’employeur conteste la nécessité du recours parle CHSCT à une expertise pour risque, cette contestation ne peut porter que sur le point de savoir s’il existe ou non dans l’établissement un risque grave, révélé ou non par un accident du travail ou une maladie professionnelle ou à caractère professionnel.

Ainsi, le fait que l’employeur ait, de sa propre initiative, sollicité un expert indépendant de son choix pour une expertise sur un risque grave ne saurait priver le CHSCT de son droit de recourir lui aussi à une expertise, dès lors qu’un risque grave a été révélé dans l’établissement.

REMARQUE : l’employeur avait tenté de faire valoir que le recours à cette expertise ne permettrait pas au CHSCT d’être davantage éclairé sur les situations de stress ou de souffrance au travail constitutives du risque grave ni même sur les solutions pouvant être engagées. En effet, l’étude réalisée par l’employeur avait été présentée au comité et l’ensemble des préconisations du rapport avaient été mises en œuvre.

Ce n’est pas la première fois que de tels argumentaires sont développés par les employeurs. A ce titre, procéder à une étude sur les risques psychosociaux, n’ôte pas son intérêt à l’expertise décidée par le CHSCT, qui porte sur les risques psychosociaux susceptibles de survenir à l’occasion d’un projet de réorganisation (♦Cass. soc., 24 sept.

2013, no 12-15.689).

Cass.soc., 26 mai 2015, no 13-26.762