Les agents de l'hôpital intercommunal de Sèvre et Loire (44) contestent le plan d'économies

Publié le 29/10/2015 à 15H29
Le 22 décembre, les salariés de l'Hopital Intercommunal de Sèvre et Loire se sont massivement mobilisés à l'occasion du Conseil de Surveillance. Ils entendaient faire passer le message du mécontentement face au plan d'économies imposé par l'Agence Régionale de Santé (ARS).

Pour la CFDT, il s'agissait d'alerter l'opinion publique sur des conditions de travail qui se dégradent et, par conséquence, la qualité des soins rendus dans cet établissement (500 patients dont 390 dans la partie EHPAD).

Comme l'a expliqué à la presse Manuella Crighton, déléguée CFDT: "le métier se déshumanise, les salariés rentrent chez eux avec un sentiment d'inachevé. On nous demande de faire toujours mieux avec toujours moins de moyens." Compliqué pour la direction de faire avaler la pilule de la baisse des déficits budgétaires quand on sait que ceux-ci sont dus en grande partie aux pertes liées aux placements toxiques souscrits il y aquelques années. Une crise financière est passée par là et Claude Guiheneuf, secrétaire du syndicat CFDT santé sociaux Nantes estime que l'impact dans le budget de l'hôpital est de l'ordre de 900 000 euros.

La crainte des salariés porte sur un non-remplacement de départs, moins de jours de RTT et moindre compensation des temps partiels. Globalement donc, une charge de travail plus importante encore pour les salariés.

L'inquiétude de la CFDT porte aussi sur le nombre d'arrêts de travail qui risquent d'augmenter avec cette charge supplémentaire, alors que les arrêts (tendinites, stress, fatigue) sont déjà en augmentation de 42,8% !