Chantiers STX : la CFDT s'engage pour construire l'avenir !

Publié le 10/02/2014 à 21H27
Dans un tract aux salariés, la CFDT explique pourquoi elle a fait le choix de s'engager dans la compétitivité.

Tout  d'abord, un regard en arrière. En dix ans, crise "aidant", le chiffre d'affaires comme les effectifs de STX ont été divisés par deux. Le nombre de salariés est ainsi passé de plus de 5000 en 2004 à 2200 aujourd'hui, sans parler des salariés de toutes ces entreprises sous-traitantes qui ont disparu corps et biens… Bien souvent sans aucune contrepartie pour les salariés, ni aucune négociation avec les organisations syndicales.

La ressemblance avec un plan social qui ne dit pas son nom est évidente.D'ailleurs, la peur à propos de la survie est toujours présente sur les chantiers. Sans le soutien de l'Etat, par son entrée au capital et des commandes de navires militaires pour assurer de la charge, les chantiers n'existeraient certainement plus. Mais l'Etat ne peut pas tout, surtout en cette période de disette budgétaire.

Pour assurer l'avenir, la CFDT a fait le choix de se prendre en main, malgré la réduction du nombre de chantiers dans le monde et la concurrence effrénée entre ceux qui restent.

"Etre compétitif, c'est se donner les moyens de gagner des commandes" explique la CFDT. Et pour décrocher celle qui assure une grande partie de l'avenir, l'organisation syndicale a accepté de s'engager dans la recherche de nouvelles économies :

Mise de côté temporaire de côté (3  ans) de certains acquis sociaux (principalement un gel et non la suppression !) de la moitié des jours de RTT et la révision de certaines indemnités, en attendant "retour à meilleure fortune".

L'obligation pour l’entreprise de s’interroger sur son organisation du travail. C’est l’objet même de la proposition CFDT du « travailler mieux ».