Un accord de compétitivité chez CBI qui sauve des emplois

Publié le 02/06/2016 à 20H06
Alors que certains défilent dans les rues pour dénoncer ce qu’ils appellent un recul social, au travers de la loi travail, d’autres se battent pour sauver leurs emplois, sans dogmatisme ni idéologie.

La CFDT du site angevin du fabricant mondial de frein Châssis Brake international (syndicat CFDT métallurgie 49) vient de signer un accord de compétitivité. Les élus CFDT se félicitent de cette signature, même si cela n’est pas forcément simple à porter dans la période. Pascal Nicolas, le délégué syndical CFDT, assume et précise que cet accord était une nécessité pour sauver les emplois et pérenniser le site à court terme. Au total, 450 emplois seront ainsi préservés.

La direction s’est engagée à relocaliser et à attribuer de nouveaux marchés pour charger le site Angevin. Elle affirme être ensuite en capacité d'investir pour moderniser l’outil de travail en contrepartie de l’effort des salariés qui verront leurs RTT diminuer sur 3 ans au prorata de leur temps de travail ramené à 35h. Pour la CFDT, c’était une nécessité pour la survie du site menacé à très court terme. La direction restait sans équivoque sur son avenir si les coûts de production n’étaient pas alignés sur ceux des autres sites Européens. Le secrétaire du syndicat CFDT des Métaux 49, Cyril Duval, approuve et soutient son équipe qui a su prendre ses responsabilités face aux positions de la direction et des autres organisations syndicales. Ces dernières criaient au loup sans rien proposer. Pour Cyril Duval, avoir cette position aurait, à coup sûr, amené la fermeture du site et la perte de 450 emplois directs.