Nantes : les salariés de l'ex-Tripode meurent 6 ans plus tôt

Publié le 22/10/2016 à 19H14
La suite de la triste histoire du Tripode de Nantes (bâtiment administratif qui contenanit de l'amiante) dont les occupants meurent statistiquement 6 ans plus (trop ?) tôt. La CFDT mène sans relâche, depuis plusieurs années, des actions pour faire reconnaître cette situation et faire déclarer ce site comme site amianté. Détruit en 2005, le "Tripode" accueillait 1 800 agents de l'Insee, du Trésor public et du ministère des Affaires étrangères, sur l'île Beaulieu.

L'étude statistique menée (et ses résultats) a été rendue publique le 9 octobre 2016 : les salariés du Tripode meurent en moyenne six ans plus tôt que leurs collègues des administrations de l'Ouest (le comparatif s'est fait sur les fonctionnaires des impôts).

Le 10 octobre, d'anciens salariés occupants du Tripode se sont retrouvés, avec leur banderole, devant l'antenne nantaise du ministère des Affaires étrangères, dans le quartier du Breil, à Nantes.

Par ailleurs, la CFDT des Finances publiques va lancer une campagne de sensibilisation à relayer dans tous les CHSCT (Comités Hygiène Sécurité Conditions de Travail) et CT (Comités Techniques) pour obtenir à partir de ce constat une pré retraite aux actifs et une meilleure reconnaissance des maladies professionnelles pour les retraités.